
Votre inspection
21 points à vérifier : 11 depuis le sol, 7 dans les combles, 3 après un coup de vent.
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Ajouter les deux rappels annuels à mon agenda fichier .ics, un rappel à la mi-mars et un à la mi-septembre, chaque année
1. Depuis le sol, autour de la maison (10 minutes)
Faites le tour complet de la maison, jumelles ou smartphone en main, de préférence en fin de journée : la lumière rasante révèle les reliefs et les manques que le plein midi écrase. Dix minutes, versant par versant, suffisent à repérer la quasi-totalité de ce qui se voit d'en bas.
Le matériel tient dans une poche : des jumelles, ou le zoom de votre téléphone. Pas d'échelle, pas de montée sur un muret ni sur le toit du garage pour mieux voir, le zoom fait ce travail mieux que la hauteur et sans risque. Prenez du recul sur chaque versant, puis rapprochez-vous pour les détails bas, génoise, rives et descentes. Si votre couverture est en tuile canal, rappelez-vous qu'elle n'est tenue par aucun emboîtement : une tuile qui a glissé se lit à l'alignement du rang, rarement à un décrochement franc.

- Le faîtage. La ligne de sommet, où les deux versants se rejoignent, scellée au mortier. C'est elle que le premier point de la liste demande de suivre d'un pignon à l'autre.
- La rive. Le bord du toit contre le mur pignon, là où le vent prend en premier.
- L'arêtier. L'arête sortante entre deux versants, scellée au mortier elle aussi.
- Le solin. Le raccord étanche entre la couverture et la souche de cheminée, en mortier ou en zinc.
- La gouttière et sa descente, quand la maison en est équipée.
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Voir un faîtage droit et un faîtage affaissé

Une ligne de faîtage se lit d'un pignon à l'autre : creux, ondulation ou décrochement -
Voir une tuile cassée, une glissée et une manquante

En lumière rasante, un manque se lit comme une ombre franche, plus sombre que ses voisines -
Voir un versant nord et un versant sud

Même toit, deux versants : le nord ne ressuie pas, le sud sèche vite -
Voir un mortier de rive fissuré

Sur les lignes de bord, le mortier se fissure et se creuse avant que la tuile ne bouge -
Voir à quoi ressemble une génoise

La génoise : les rangs de tuiles en encorbellement sous le débord, et ce que l'eau y laisse -
Voir à quoi ressemble un solin de cheminée

Le solin scelle la souche à la couverture : mortier fendu d'un côté, zinc soulevé de l'autre -
Voir une gouttière encombrée

Une gouttière se lit d'en bas : végétation dedans, fixation qui pend, trace de débordement dessous -
Voir des débris au pied d'un mur

Le premier indice se ramasse au sol : éclats de tuile et miettes de mortier au pied des murs
Le protocole photo
Une inspection sans photos ne se compare à rien. Trois règles suffisent.
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Voir trois postes de prise de vue

Trois postes fixes, trois versants : le repère au premier plan est ce qui rend le cadrage reproductible -
Voir la différence entre zoom et recadrage

Le même détail, pris au zoom puis obtenu en rognant : ce qui reste de matière n'est pas le même -
Voir le même cadrage à six mois d'écart

Le même cadrage à six mois : la comparaison montre ce que l'œil seul oublie
Un mot sur le drone, puisque la question revient : son usage est réglementé, le survol des propriétés voisines n'est pas libre, et le zoom depuis votre terrain suffit largement à ce que vous avez à voir.
2. Dans les combles, de jour (15 minutes)
Les combles disent ce que le sol ne montre pas : l'eau qui entre, le bois qui travaille. Montez-y de jour, lampe torche en main, et ne posez les pieds que sur les solives ou sur un plancher existant. Entre les solives, il n'y a que le plafond de la pièce du dessous.
Commencez lampe éteinte, le temps que les yeux s'habituent : une minute d'obscurité vaut mieux qu'un balayage rapide au faisceau, et c'est le seul moment où les points de jour se voient. Rallumez ensuite pour le reste de la liste.
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Voir des points de jour dans des combles

Lampe éteinte, chaque point lumineux est une tuile déplacée, cassée ou glissée -
Voir une auréole sur une panne

Cernes bruns, coulures, bois plus foncé : l'eau laisse sa trace sur la panne, les chevrons et les liteaux -
Voir de la vermoulure au pied d'un bois

Sondage au maillet : la vermoulure fraîche trahit une attaque en cours -
Voir à quoi ressemble un écran de sous-toiture

L'écran de sous-toiture, vu d'en dessous : déchirure, poche d'eau, bord décollé -
Voir une laine tassée et humide

Reconnaître une laine qui peut resservir d'une laine à évacuer -
Voir un nid et un accès ouvert

Un nid, des fientes, et l'accès ouvert par où l'oiseau passe : l'eau aussi
3. Après chaque épisode de mistral (5 minutes)
Pas besoin de refaire le tour complet : cinq minutes suffisent, le versant exposé d'abord, puis le pied des murs. Vous cherchez deux choses, des tuiles déplacées et des débris au sol.
Le mistral casse rarement une toiture d'un coup. Il soulève, il décale, il descelle : une tuile de couvert qui a glissé de trois centimètres ne fuit pas le jour même, elle fuit à la première pluie battante d'automne. D'où ce tour juste après le vent, sans attendre la pluie qui révélera le défaut.
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Voir comment se repère le versant au vent

Le versant exposé est celui dont les arbres se détournent -
Voir des débris au pied d'un mur

Le premier indice se ramasse au sol : éclats de tuile et miettes de mortier au pied des murs -
Voir des dégâts photographiés depuis le sol

Après une tempête : photographier les dégâts depuis le sol, jamais depuis le toit
Ce n'est pas un événement rare chez nous : notre baromètre du mistral compte 121 jours de rafales ≥ 58 km/h par an à Orange sur la période 2016-2025, d'après les données Météo-France. Le détail station par station est dans notre baromètre du mistral et des toitures des Alpilles.
4. À quelle fréquence inspecter ?
Deux fois par an suffisent sur une toiture saine, plus un passage rapide après chaque coup de vent ou orage. Le reste du temps, une couverture bien posée n'a pas besoin qu'on s'en occupe.
- Deux fois par an. Au printemps, pour voir ce que l'hiver a fait, et en fin d'été, avant les pluies d'automne qui sont ici les plus fortes de l'année. Ce sont les deux dates du rappel d'agenda proposé en haut de cette page.
- Après chaque épisode de vent fort ou d'orage, dans la version courte de cinq minutes décrite plus haut.
- Avant l'achat d'une maison ancienne, un passage complet, sol et combles. C'est l'objet de la section suivante.
5. Avant d'acheter un mas ou une maison ancienne
Faites le passage complet, sol et combles, avant de signer. Une toiture se regarde en visite comme on regarde une chaudière : c'est un poste qui se chiffre, et qui pèse dans la négociation.
Deux distinctions valent la peine sur place. Une auréole ancienne est sèche au toucher, nette sur les bords, souvent déjà repeinte côté plafond, quand une auréole récente reste fraîche et bave sur ses contours. De même, une vermoulure fraîche est claire et se reforme après un coup de balai, alors qu'une vieille sciure est grise et tassée. Demandez aussi au vendeur l'état parasitaire joint au dossier de diagnostic, et regardez sa date avant son contenu.
Pour le volet insectes, et notamment l'état relatif à la présence de termites que le vendeur doit joindre au dossier dans les Bouches-du-Rhône, notre guide sur les insectes xylophages entre dans le détail. Nous nous en tenons ici au constat technique : sur le vice caché et les recours, interrogez un notaire, pas un couvreur.

6. Les signes qui justifient d'appeler un couvreur
Cinq constats méritent un appel sans attendre le prochain contrôle. Aucun n'est une urgence au sens d'une fuite en cours, mais tous se dégradent si on les laisse passer un hiver de plus.
- Un faîtage déformé, creusé ou ondulant. C'est le seul signe visible depuis le sol qui parle de la structure et non de la couverture : il relève de la charpente bois.
- Plusieurs tuiles touchées sur un même versant. Une tuile isolée se remplace, une série signale que le vent a trouvé une prise, et cela se traite en reprise de couverture.
- Une auréole encore humide au toucher dans les combles. Une trace sèche est une histoire ancienne, une trace humide veut dire que l'eau entre encore : passez alors à nos gestes face à une fuite.
- De la vermoulure fraîche au pied d'une ferme ou sous une panne, claire et qui se reforme après nettoyage. C'est une attaque en cours, et le traitement de charpente se décide après sondage.
- Du jour visible dans les combles, lampe éteinte. Un seul point suffit : la tuile est déjà partie ou déplacée, et le prochain épisode de mistral s'engouffrera par là.
Dans tous ces cas, il n'y a rien à faire vous-même : notez, photographiez, faites venir quelqu'un. Ce sont exactement les situations où l'on monte, harnaché et assuré, parce que le diagnostic demande de soulever des tuiles et de sonder des bois invisibles d'en bas.
Demander un devis gratuit, réponse sous 48 h
Vous pouvez aussi nous envoyer vos clichés avant de décider : un pré-diagnostic par WhatsApp (nouvel onglet) ne coûte rien, et il nous arrive de répondre qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Ou appelez-nous au 06 11 35 62 77 (Lundi – Samedi, 8h – 21h).

